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Avec le Seigneur pour guide on ne se perd pas...

Tous les matins du monde ou le bateau ivre...

 

Le printemps est là presque tous les jours.

Lorsque j'entends les oiseaux chanter dans le calme du matin, j'aime ces mots:  "tous les matins du monde"...

Oui. Je suis une amoureuse gourmande des mots.  Je l'ai toujours été.

Certains ont une saveur et une douceur incomparable dans la bouche... ils se dégustent comme une friandise ou une pâtisserie dont on peut abuser sans problème pour la santé ou comme un fruit plein de saine vie... ou alors comme un excellent vin plein de bouquet et d'arômes.

Personnellement je ne bois pas parce que je ne tiens pas l'alcool mais j'aime goûter et découvrir les parfums d'une gorgée de bon vin... quel voyage!

Selon les moments, les circonstances, les mêmes mots n'auront pas la même saveurs...Enceinte de ma première fille je dévorais encore et encore avec délice les mots des Raisins de la Colère de Steinbeck (!?)

Et le matin, au printemps les mots pensés, lus, écrits prennent une autre dimension...

Le petit matin est donc devenu pour moi un moment privilégié.

C'est là que chaques jours, dans le silence de la maison endormie je vais à la rencontre de mon Seigneur et de Sa Parole...C'est devenu un immense plaisir...

Et puisque nous parlons de sensations gourmandes, quels parfums peut nous offrir le petit matin dans le calme de la rue encore vide quand les odeurs des voitures n'ont pas encore pris le pouvoir... Parfums de chèvrefeuilles, odeurs de fleurs sucrées méconnaissables parce que trop loin... Nous avons pour  voisins des boulangers et les effluves qui s'échappent du fournil ont de quoi faire saliver en attendant de pouvoir rompre la croûte croustillante et d'y découvrir ses moelleuses promesses...Quel délice...

Ce pain universellement partagé dans toutes les civilisations du monde, sous tant de formes diverses...

Savons-nous reconnaître le privilège d'avoir du pain?

En avoir tout court alors que tant de personnes en manquent et en avoir en équilibre sont un immense privilège.

Voyez-vous où je veux en venir?

Non, pas vraiment?

Eh bien, c'est normal...

Pour le comprendre, il me faut vous donner les clés de ce que je raconte.

Alors, si cela vous intéresse, laissez-moi ouvrir une fenêtre un peu plus personnelle de ma vie pour vous passer le trousseau...

Parfois dans la vie, on est vide et creux et on ne le sent même pas.

Pourtant ce vide et ce creux invisibles sont tellement vrais qu'on en souffre et que pour ne plus pressentir cette impalpable douleur on a besoin de toujours les remplir.

Sans cesse.

Et ce creux et ce vide invisibles nourris par vos soins deviennent voraces, terriblement exigeants et silencieusement hurlants.

Toujours invisibles, leur présence se fait pourtant si douloureusement criante que vous ne pouvez que répondre à cette vorace exigence.

Et vous les remplissez... Encore et encore...

Tonneau des danaïdes, punition d'une divinité cruelle dont vous êtes devenu l'esclave... (si vous ne savez pas ce qu'est ce tonneau des danaïdes un peu de Wikipédia par là vous en donnera une idée ici clic!)

Donc, vous remplissez et remplissez sans cesse et bien sûr, votre corps bien que vous semblant toujours vide grossit.

Et pour cause.

Un jour de lucidité vous vous apercevez des dégâts déjà bien installés, ou pire on vous les fait remarquer...

Alors, poussé par un affolement bien compréhensible, vous vous précipitez vers ce que vous croyez être la solution à ce que vous pensez être LE problème.

Sans vous occuper du VRAI problème.

Soucieux de votre santé et (ou) de votre image,  vous chassez les kilos au lieu de vous occuper de remplir véritablement ce trou  qui les appelle sans cesse.

Au fur et à mesure que les kilos se perdent et se réinstallent au double puis au quintuple, le regard des autres peut se faire insistant dans le mépris ou dans la compassion.

Alors, plus encore le malaise se fait sentir.

Plusieurs solutions s'offrent alors à vous pour en sortir parmi les millions d'autres:

on peut s'astreindre à une discipline de fer pour bannir à jamais les kilos (et éventuellement tomber dans un autre extrême qui fait bien rigoler le trou parce que cette fois il s'attaque à vos yeux. Vous vous voyez énorme alors que vous ne l'êtes pas ou plus et la vie perd alors toute saveur quand vous ne finissez pas par la perdre par excès inverse)

On peut affirmer sa différence en s'enfermant (c'est selon) dans une coquille de gaieté bonhomme (les gros sont tellement sympa non?), ou de dédain plus ou moins humoristique (je suis grosse et alors? Qu'on m'aime comme je suis! Ma valeur n'est pas dans mon aspect (ce qui n'est pas faux))

Ou encore, vous pouvez souffrir en silence, feignant l'indifférence.

 Alors voilà, quoique l'on fasse même si on a la victoire sur ces tonnes de vide (à coup d'anneau gastrique, de régimes draconiens ou farfelus, de pilules, etc.), cela ne remplira pas ce trou qui se fait passer pour un estomac affamé...

Comme c'est étrange...

Je ne voulais pas vous parler de ça ce matin... J'avais d'autres mots en tête, d'autres expériences. J'avais même un dessin... Ma nouvelle peinture, bien que pas encore achevée, je voulais vous la montrer... Mais voilà mes doigts et mes pensées sur ce clavier m'ont menée totalement ailleurs...

En fait mon bonheur est tel que je ne peux m'empêcher de le partager avec vous parce qu'on ne sait jamais qui va tomber sur ces mots. Qui sait si cela pourra aider quelqu'un?.. 

Je n'ai parlé de ce bonheur qu'à une amie proche pour qu'elle se réjouisse avec moi parce qu'elle a partagé pratiquement au jour le jour les évènements qui ont mené à cela. Merci Annie...

 

Ces derniers mois ont été remplis d'épreuves plutôt difficiles mais elles ont cela de merveilleux qu'elles m'ont permis de découvrir la bonté, l'amour et la fidélité de Dieu.

Si je n'avais pas connus ces moments-là,  je n'aurais jamais pu voir à quel point Dieu pouvait me porter.

Je n'aurais jamais su à quel point je peux lui faire confiance aussi dans ce domaine précis de ma vie.

Nous avons tous une petite pièce noire et sombre. Juste là, tout au fond, où l'on conserve ses dernières peurs... celle où on n'ose jamais aller... ce placard aux squelettes qui nous est si familier et nous semble si indissociable de nous que nous ne l'ouvrons jamais parce que non seulement il nous terrorise mais en plus comme par hasard (mince alors!) nous en avons perdu la clef!..

Du moins le croyons-nous...

Et Dieu attend. Patiemment. Il attend suffisamment de temps que nous soyons prêt à Lui faire suffisamment confiance pour abandonner toutes nos défenses pour nous faire voir que la clé eh bien! Il l'a déjà trouvée depuis longtemps et qu'Il n'attendait que nous pour nous le dire. Parce que jamais Il ne nous violera.

Et Il est patient. Parce qu'Il a tout le temps du monde devant Lui.

Alors quand nous sommes prêts, nous ouvrons ensemble le placard et faisons ce qu'il faut ensemble (en fait, Il accomplit le plus gros du travail mais nous sommes parfois comme les touts-petits qui aiment participer et dire "c'est moi qui l'ai fait", et Il le sait et Il aime nous donner ce plaisir et plein d'autres d'ailleurs. N'est-il pas Le Père parfait?)

Le décrassage de ce placard qui rend enfin la maison toute entière impeccable ne nous apporte que du bonheur...

Et ce bonheur tout neuf que je viens de découvrir je l'avais gardé pour moi parce c'est tout récent et c'est un bonheur personnel si fortement, si incroyablement et si violement doux et tranquille que c'est bon de pouvoir le garder blotti contre moi comme une merveille que je ne peux me lasser d'admirer en disant : "Comme c'est beau Seigneur, comme c'est beau et c'est Toi qui a fait ça... comme c'est beau...".

Et on se dit voilà, tempête et fureur se sont apaisées d'un mot de Ta part Seigneur. Un seul.

J'ai bien profité de cela et je me dis que le raconter maintenant peut peut-être aider quelqu'un quelque part.

Alors voilà. Je le dis.

Il m'a libérée.

Je ne suis plus esclave.

La Bible avait beau me le proclamer depuis plus de 18 ans sur tous les tons je ne le croyais pas, ne le voyais pas.

Je n'étais pas prête.

Cette patience et cet amour dont le Seigneur a fait preuve me fait écarquiller les yeux d'étonnement et d'admiration.

Et j'espère que dans mes yeux grands ouverts et tournés vers Lui, Il voit l'amour que je Lui porte.

Parce que Lui m'a portée jusque là et qu'Il a continué alors même que je ne Lui en manifestais aucune reconnaissance parce que je ne m'en apercevais même pas. (Je sens que cela fera l'objet d'un autre post.)

En tout cas, ici, ce matin je veux juste vous dire que je n'ai plus pas faim (Oui, je sais c'est bizarre mais quand on mange tout le temps on ne connaît pas la faim).

Je n'ai plus besoin de me gaver jusqu'à l'écoeurement, jusqu'aux vomissements, jusqu'aux larmes de culpabilité et d'impuissance.

Je redécouvre les saveurs, les sensations... c'est si nouveau pour moi...

Et cette liberté pleine et entière :  je ne commence pas un nouveau et énième régime qui me fera perdre 10 kg et en reprendre 20 derrière parce que je saurais pas le mener à terme. J'apprends à m'alimenter épaulée par Dieu. 

Je veux vous dire que OUI ce n'est vraiment pas pour rien qu'un des nombreux noms de Jésus est le pain de vie.

Un pain incroyable qui remplit les creux et comble les vides à jamais...

 

Vous raconter une autre fois comment ça s'est passé concrétement pourrait faire un autre bon sujet de conversation pour une prochaine fois non? J'entends déjà dans le fond la remarque mais non très cher, pas un bon sujet de monologue! J'aime à croire que d'autre personnes toujours plus nombreuses  liront un jour ces mots lancés dans ce salon un peu vide... J'aime à penser que ces mots serviront.

Ils sont comme une bouteille lancée dans la mer immense de l'internet.

Non pas pour vous demander de me secourir mais pour vous apporter les meilleures choses possibles...

 

En attendant, pensez à Pierre qui a sauté d'un bateau ivre pour rejoindre le Seigneur sur l'eau apaisée d'un mot. C'est ce même Seigneur qui l'a sauvé alors qu'il allait se noyer par manque de foi. C'est ce même Seigneur qui m'a sauvée à plusieurs reprises et c'est ce même Seigneur qui peut le faire pour vous.

Il est là, Il vous tend la main.

Savourons donc ensemble ces mots qui ont pris une dimension tout à fait nouvelle que je n'imaginais pas. J'espère qu'ils auront un jour (ou ont déjà) autant de valeur à vos yeux qu'aux miens.

 

"Jésus leur dit : En vérité en vérité, je vous le dis, ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain venu du ciel; car le pain de Dieu, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.

Ils lui dirent: Seigneur donne-nous toujours ce pain-là.

Jésus leur dit: Moi, je suis le pain de vie.

Celui qui vient à moi n'aura jamais faim et celui qui croit en moi n'aura jamais soif"

Jean 6: 32-35 

 

Pour ceux qui ne connaissent pas: attention! Cours magistral comme en fac!

La Bible est composée de plus d'une soixantaine de livre regroupés en deux parties distinctes et totalement complémentaires appelées Ancien Testament (consacré à la loi qu'il nous est totalement impossible de respecter) et Nouveau Testament (consacré à la Grâce qui nous sauve la mise puisque nous sommes condamnés par la loi).

Dans le Nouveau Testament, il y a 4 petits livres qui parlent plus particulièrement de la vie de Jésus sur cette terre, de ses faits et gestes et de ses paroles. Ce sont les évangiles et ce mot signifie "bonne nouvelle" (et pour cause ! Quelle meilleure nouvelle que de connaître l'amour de Dieu accessible à tous gratuitement?). Tout ces livres ont été divisés en chapitres qui eux-même ont été divisés en versets.

Jean 6: 32-35 signifie donc que nous sommes dans le Nouveau Testament, dans un des Evangiles, celui de Jean au chapitre 6 et aux versets 32 jusqu'au verset 35

Pour une Bible à lire en ligne c'est par ici clic!

 

Voilà.

Pas de dessin pour aujourd'hui

Rien que des mots.

Ouh! que j'ai été longue...

 

Voilà.J'arrête.

A bientôt !

 

Ps Certains pensent qu'il est honteux de voir tant de gâchis dans les pays où on a tout en abondance alors que tant n'ont rien.

Ce n'est pas faux mais savez-vous combien de personnes se suicident par an de par le monde à cause de ce vide, de cette souffrance qui les a conduites vers un esclavage les aliénant ou les repoussant de la nourriture?

A la pensée de ce que j'ai découvert au fur et à mesure de mes pérégrinations pour sortir moi-même des troubles alimentaires, mon coeur frémit et je me dis à quel point j'ai de la chance d'être en vie mentalement et physiquement. (Mentalement parce que tous ceux qui marchent, mangent, boivent, aiment sous ce soleil ne sont pas toujours vivants)...


Ps 2 Quelques esprits pourraient dire sarcastiques "- Super! Jésus enfin une solution pour la faim dans le monde!". Eh bien oui, je peux dire que je crois effectivement qu'Il EST la solution suprême parce que si tous les dictateurs et les tyrans de cette terre (petits ou grands) se nourrissaient  de ce qui seul peut remplir le vide de leur coeur, il n'affameraient pas les autres par leur cruelle voracité qui leur fait tout prendre aux autres sans même rien y gagner. Les troubles alimentaires ne sont pas la seule manifestation de ce vide universellement partagé. 

 

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Vani là

Ecouter Dieu, m'étonner de Son amour et Sa patience Regarder le ciel... Capturer un instant fugace avec mon appareil photo l'essence même de mes enfants, des gens que j'aime... La brillance de l'encre de chine et le crissement de la plume sur le papier... C'est ce que j'aime...
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D

Je suis certaine que tu vas en aider d'autres. Merci d'utiliser le talant que Dieu t'a donner. Tu ne fais pas que bien dessiner, tu écris bien aussi.
Que Dieu te bénisse

Denise x x


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V


semer avec des larmes et récolter avec des cris de joie?


Merci Denise tes réactons me sont précieuses...